Actualités

Industrie : 200 emplois à pourvoir immédiatement à Saint-Nazaire

28/01/2019


Aéronautique, navale, énergies renouvelables, près de 50 entreprises tiennent salon jeudi prochain. 1 000 candidats sont attendus au salon de l’emploi intérimaire à la base sous-marine.

« Ça fait vingt-six ans que je travaille dans le bassin de Saint-Nazaire et je n’ai jamais vu une telle tension dans les métiers de l’industrie, » explique Vincent Noblet, directeur de Synergie à Montoir. Son agence est un poids lourd de l’intérim et fait travailler environ 1 000 personnes par an dans le bassin.

« Avant, la navale et l’aéronautique ne montaient jamais en puissance en même temps. Depuis deux ans, les deux industries ont un carnet de commandes plein à craquer et on a vraiment du mal à recruter. S’y ajoutent des nouveaux venus comme General Electric ou Promens ».  Rappelons qu’Airbus aura recruté 200 personnes cette année et que les Chantiers de l’Atlantique ont encore 150 postes à pourvoir.

Jeudi 29 novembre, le groupe de travail temporaire organise donc un grand salon de l’emploi. Objectif : dénicher des perles rares prêtes à entrer dans l’industrie.

L’agence a environ 200 postes à pourvoir immédiatement. Pour un chaudronnier qui pousse la porte de Synergie, c’est le tapis rouge : une proposition de travail sur le champ, probablement un CDI, avec un salaire de départ de 1 500 € à 1 800 €.

CV sur place ou en ligne

« On ne veut pas seulement des gens déjà formés et directement opérationnels, rassure le directeur.  Nous recherchons aussi des gens motivés qui ont un savoir être et qui sont prêts à entrer dans une formation qualifiante. » Y compris des femmes injustement détournées des métiers de l’industrie.

Sur son salon, Synergie a invité des industriels, bien sûr, mais aussi des structures d’accompagnement comme le Pôle emploi et des organismes de formation. Pour les chômeurs, les formations sont très souvent gratuites.

Les deux autres métiers très recherchés et qui peuvent faire, eux aussi, l’objet d’une formation sont : monteur assembleur (salaire de démarrage à environ 1 500 €) et celui, encore plus rare, d’opérateur sur machine à commande numérique (jusqu’à 2 000 € dès le début). 

« Nous attendons environ 1 000 candidatures dans le bassin, dans un rayon de 30 à 40 kilomètres autour de chez nous, ajoute Vincent Noblet.  Pour les niveaux de bac + 2 jusqu’à ingénieur, les candidatures viendront sans doute de toute la France. »

En se rendant sur place, les candidats pourront décrocher un mini-entretien ou simplement des informations sur les opportunités proposées. « Ils doivent bien sûr venir avec un CV qu’ils peuvent même, aussi, déposer en ligne sur   synergie.fr »

Jeudi 29 novembre, salon Synergie. aéro, de 9 h à 17 h, Alvéole 12 de la base sous-marine.