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Recrutement des cadres. Face à la carence, Groupe Atlantic s’adapte

27/06/2018


L’industriel vendéen a participé au salon Apec Pays de la Loire ce lundi à Nantes. Groupe Atlantic recherche 248 cadres en France. Avec peu de candidats sur le marché, l’entreprise a revu ses critères et mode de recrutement pour trouver des collaborateurs. Entretien avec Jacques Farines, responsable des ressources humaines industries pour le groupe.

Vous avez vraiment des difficultés de recrutement ?

Bien évidemment. Nous sommes sur des territoires où le taux de chômage avoisine les 7 %. Notre groupe, qui fabrique et vend des solutions de conforts thermiques est en croissance très régulière avec ses 7 500 collaborateurs, aussi bien en France qu’à l’étranger. Nous avons toujours besoin de recruter. Actuellement, nous cherchons 248 cadres en France, mais aussi une centaine d’agents de fabrication. Pour ces derniers, nous utilisons moins le passage en intérim mais proposons un CDI tout de suite, conséquence aussi de ce marché tendu du recrutement.

Avez-vous évolué dans vos critères de recrutement ?

Avant la reprise, quand nous présentions une offre d’emploi, nous avions le choix entre différents candidats. Mais depuis deux ans, le rapport s’est inversé. Maintenant, nous sommes déjà heureux quand un candidat se tourne vers nous. À nous d’être au rendez-vous de ses attentes. Auparavant, nous regardions beaucoup ses diplômes.. Maintenant, nous nous attardons sur ses compétences et imaginons où ces dernières peuvent trouver leurs places dans nos besoins. Nous avons la chance d’avoir des métiers qui vont de la recherche et innovation jusqu’à la livraison client, en passant par l’industrie. Cela offre un panel large où des carrières sont possibles.

Nos métiers sont en mutation et miser sur les compétences permet de savoir que le candidat saura apprendre à apprendre. Il y a aussi beaucoup de mobilité interne chez nous. Récemment, un chef de projet en recherche et développement est devenu contrôleur de gestion industrielle. Seule constante dans nos recherches : parler l’anglais devient indispensable.

Comment recherchez-vous des candidats ?

Là aussi, ces deux dernières années, nous avons évolué. Notre site Internet est une vraie vitrine avec une présentation de nos savoir-faire. Des paroles de collaborateurs et des vidéos viennent illustrer nos métiers. Les candidats demandent aujourd’hui cette transparence. Nous avons aussi créé notre profil sur Linkedin. Les salons restent également un très bon vivier. Nous participons au salon e l’Apec depuis plusieurs années, à Nantes, comme à Lyon. Avec cinq collaborateurs; nous allons voir entre 200 et 300 personnes. Je viens de recevoir une étudiante d’Audencia, ukrainienne, qui parle trois langues. C’est évidemment un CV à étudier de près. Le contact physique, même à l’ère numérique, est encore fondamental.